Contexte et enjeux

Depuis sa mise en chantier en 1959, le paysage des Habitations Jeanne-Mance a subi de profondes transformations, évoluant au rythme de la société en fonction de l’économie et des politiques publiques. Bien que la précarité économique des ménages demeure un enjeu déterminant pour les résidents, les changements s’observent notamment au niveau de la vie communautaire qui existe aux Habitations Jeanne-Mance.

Initialement représenté par une population relativement homogène et québécoise de souche, le site est aujourd’hui teinté par la coexistence d’environ 70 communautés culturelles différentes, ce qui lui confère une identité ethnolinguistique particulière. Il va sans dire que ce pluralisme constitue un métissage culturel unique à Montréal et une ouverture sur le monde pour la métropole.

Aujourd’hui, la reconnaissance des enjeux sociaux et urbanistiques ont permis à la Corporation d’identifier, en collaboration avec ses nombreux partenaires, quatre principaux axes d’intervention sur le plan social et communautaire : briser l’isolement social au sein des familles et des communautés; améliorer les chances de réussite en matière d’emploi et d’intégration; encourager la persévérance scolaire; offrir un milieu de vie sécuritaire à l’ensemble des résidents.

La cohabitation entre les diverses communautés et les clientèles multiples comporte également des défis tels que les relations entre les natifs et les immigrants, ainsi que celles entre les jeunes et les aînés.