La Corporation d'habitation Jeanne-Mance est un organisme paramunicipal mandaté par la Ville de Montréal et la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) pour gérer le projet d'habitation sociale connu sous le nom des Habitations Jeanne-Mance.
MISSION

La Corporation offre des logements et des services de qualité aux résidents à faible revenu sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal. La Corporation sollicite la collaboration de ses employés et de ses représentants, des locataires et de ses partenaires afin d'offrir un milieu stimulant où il fait bon vivre et où chacun peut s'épanouir.

FONCTIONNEMENT

La Corporation est administrée par un conseil d'administration composé de sept membres. Quatre, dont le président et le vice-président, sont nommés par le conseil municipal de la Ville de Montréal et trois sont élus par l'ensemble des locataires des Habitations Jeanne-Mance.
Le conseil d'administration s'appuie sur une équipe forte et dynamique pour assurer des services de qualité à l'ensemble de sa clientèle. Les membres de cette équipe contribuent également au maillage de partenariats et à la collaboration entre les services publics, les institutions et les organismes communautaires afin de développer le potentiel social et communautaire du milieu.

CONSEIL D'ADMINISTRATION
Robert Labelle, président
Robert Petrelli, vice-président
Roger Dionne, trésorier
Denis Quirion, administrateur
Shirley Smith, administratrice
Rolland Durocher, administrateur
Razibul Haque, administrateur

ÉVÉNEMENTS

TRAVAUX MAJEURS ET AMÉNAGEMENTS
Les travaux majeurs et les aménagements extérieurs, réalisés par la Corporation d’habitation Jeanne-Mance se sont densifiés au fil des ans. Vous trouverez ci-après le tableau récapitulant les projets passés, en cours ou projetés.
La Corporation s’attache également à l’amélioration des aménagements extérieurs. Les investissements pour l’année 2010 comprennent :
 | le renouvellement du mobilier urbain; |
 | le stationnement écologique donnant sur l’avenue Sanguinet; |
 | la réfection du stationnement en face du 200 Ontario; |
 | la densification de la végétation et des aménagements paysagers; |
 | l’entretien des plantations existantes et des surfaces gazonnées; |
 | la réalisation d’une murale urbaine « été »; |
 | le prolongement de la mosaïque du 200 Ontario. |
Les travaux réalisés par l’arrondissement de Ville-Marie, en collaboration avec la ville de Montréal, incluent:
 | l’allée du Parc Toussaint-Louverture; |
 | les jardins communautaires; |
 | l’aménagement d’un mini terrain de soccer; |
 | l’aménagement d’un terrain de pétanque; |
 | la réfection du chalet; |
 | l’aménagement de jeux d’eau. |

HISTORIQUE
D’un lieu désœuvré, un quartier est né… Tant d’années et de gens ont passés… et pourtant, l’ensemble ne s’est jamais désuni.
Au cœur des débats politiques, et des diverses transformations sociales, envers et contre tous,
les Habitations Jeanne-Mance ont vu le jour.
Situation
La Crise de 1929, puis la guerre, ont entraîné une baisse importante de la construction à Montréal alors que les besoins en matière d’habitation n’allaient pas en s’amenuisant. Une véritable crise du logement s’installe entre les années 1930 et 1940.

Dans le Faubourg Saint-Laurent, outre le manque de logement, les espaces sont restreints et surpeuplés, plusieurs sont dépourvus des commodités de base telles que l’accès à une toilette privée ou à de l’eau chaude, sans parler de la vermine qui infeste souvent les lieux que l’on peut aisément qualifier d’insalubres. Quelques organisations ouvrières réclament la construction d’habitation à loyer modique. Il apparaît alors évident qu’une intervention sociale est essentielle et souhaitable.
Le centre-ville se veut alors un endroit de prédilection pour le développement de commerces et d’édifices à bureaux. Or, cet espace est habité à pleine capacité : des familles, des travailleurs, des chômeurs, des retraités… une panoplie de ménages dont il faut tenir compte et pour lesquels ce quartier tant convoité est un milieu de vie, le leur. Débute alors une série d’affrontements entre différentes instances, principalement politiques, un débat qui oppose des motivations économiques justifiées à des principes sociaux tout aussi légitimes.
Le Projet

L’intervention de l’État se fait par la construction de logements à bas loyer. Ainsi, l’adoption de la
Loi nationale sur l’habitation, le 15 août 1944, autorise l’octroi de soutiens financiers aux municipalités puis en 1949, le gouvernement fédéral admet l’idée du logement public et s’ouvre à l’élaboration de projets fédéraux-provinciaux de logements publics subventionnés.
Le 30 mars 1951, le conseil municipal autorise un emprunt de 1 500 000 $ pour l’élimination des logements jugés insalubres.
Le 26 novembre 1952, le « Comité des 55 », composé de 55 associations caritatives, religieuses et syndicales, conjointement avec le comité exécutif de la ville présidé par le conseiller municipal Paul Dozois, travaille à l’élaboration d’un projet visant l’élimination des taudis et la construction de logements à bas loyer à Montréal. Le 12 mai 1953, il choisit un secteur de la « Main » et émet un rapport présentant des arguments sociaux et économiques de même que des solutions concrètes. Il s’agit du rapport Dozois et le réaménagement qu’il propose, «
le plan Dozois », sera déposé le 17 septembre 1954. Le 11 avril 1956, un projet modifié,
le rapport Field-Dozois, est finalement accepté par le comité exécutif.
Naissance des Habitations Jeanne-Mance

Le 15 janvier 1957, la ville de Montréal créé l’
Office municipal de l’habitat salubre qui ouvrira la voie et permettra la réalisation des
Habitations Jeanne-Mance. Le 16 mai 1957, la Ville prend possession du secteur et les premières démolitions débutent quelques semaines plus tard. Les habitations porteront le nom de Jeanne-Mance, afin de rendre hommage à cette femme dévouée, fondatrice de l’Hôtel-Dieu et instigatrice de nombreuses œuvres sociales du secteur.
Les coûts de construction s’élèvent à plus de 10 millions de dollars financé à 75 % par le gouvernement fédéral (
Société canadienne d’hypothèque et de logement) et à 25 % par la Ville de Montréal, tandis que le gouvernement provincial a contribué pour un montant de 1 000 000 $.
Le 16 juin 1958, la
Corporation d’habitation Jeanne-Mance voit le jour et un an plus tard, soit le 16 juillet 1959, elle se voit confier la gestion des terrains et des immeubles nouvellement construits.
Les premières familles emménagent le 15 octobre 1959 et en mai 1961, tous les logements sont complétés et occupés.
Les Habitations Jeanne-Mance représente le premier grand projet de rénovation urbaine au centre-ville de Montréal. Au total, il aura fallu huit ans pour que celui-ci se réalise. Au moment de leur réalisation,
les Habitations Jeanne-Mance sont un modèle de modernité : structuré en cinq îlots résidentiels, le site accueille cinq tours, quatorze multiplex en rangées et cinquante maisons de ville (voir la section «
site et logements »).
À travers le temps

Auparavant, le 200 Ontario offrait un passage piétonnier extérieur traversant le bâtiment de part et d’autre. Ce passage a été obstrué et on y trouve maintenant une salle communautaire. Ainsi, même si les travaux de réaménagement effectués entre 1986 et 1990 ont modifiés certains aménagements, plusieurs arbres matures dominent de façon grandiose le site aujourd’hui, celui-ci étant considéré d’ailleurs comme un îlot de fraîcheur au centre-ville.
Depuis le tout début, un grand nombre d’organismes, dont certains sont toujours actifs, se sont investis auprès des locataires dans le but d’améliorer leur qualité de vie et de favoriser leur autonomie (voir dans l’espace locataires, la section «
organismes partenaires »). Grâce à eux, un véritable lieu de vie s’organisait : les « ménagères » avaient accès à des cours de cuisine, de couture, aux services d’une clinique médicale ou d’une garderie.
Aujourd’hui, ce lieu de vie n’a jamais été aussi vivant :

les résidants et ceux du quartier ont accès à des structures récréatives et sportives comme les terrains de basket-ball et de mini-soccer, la patinoire et des jeux d’eau;
le Parc Toussaint-Louverture est l’un des espaces libres propices à la tenue d’activités festives et culturelles. Par ailleurs, ce parc ainsi que
les Habitations Jeanne-Mance dans leur ensemble représentent une interface importante entre les composants du Quartier des Spectacles;
d’autres espaces, comme l’allée du 200 Ontario, servent à la détente, à la lecture et à la socialisation;

depuis 1997, une fête interculturelle rassemblant des chanteurs, musiciens et danseurs de divers pays, a lieu annuellement et représente un évènement très attendu;
dans le but d’informer ses résidents, la
Corporation d’habitation Jeanne-Mance publie son propre bulletin d’information trimestrielle « Coucou! ».
Finalement, pour que
les Habitations Jeanne-Mance demeure un parc vivant, d’importants travaux ont été amorcés grâce à la Société canadienne d’hypothèque et de logement, conjointement avec la Ville de Montréal, afin de revitaliser le site et perpétuer son rayonnement.
Conclusion

Afin de célébrer le 50
e anniversaire des
Habitations Jeanne-Mance, plusieurs festivités et événements dignes d’intérêts ont permis à tous les résidents de faire connaître leur lieu de vie.
Les Habitations Jeanne-Mance c’est tout cela… une histoire remplie de surprises, un parcours sous une météo variable, une expérience qui nous change profondément. Il s’agit d’un petit village attachant au cœur même d’un quartier, qui habilement, nous amène à porter un regard différent sur le monde. Même si, encore de nos jours, le débat demeure, les gens qui vivent en ces lieux forment une mosaïque culturelle aussi vivante qu’unique au cœur du centre-ville qui l’a vu grandir.
Au-delà des bâtiments, il y a les gens….

LIENS UTILES
50 ans d’histoires aux habitations Jeanne-Mance :
Partenaires en matière d’aménagements extérieurs ou d’art public :
Partenaires en développement social et communautaire :
